Du sens, pour quitter l'état de confusion.

La sémiologie recouvre plusieurs domaines. Du grec σημεῖον (séméion) (signe) et λόγος (logos) (étude, logique, discours…), la sémiologie peut être comprise comme l’étude des signes et donc du ou des sens.

Médicalement (tel que l’entend Émile Littré) il s’agit de reconnaître et étudier les symptômes d’une pathologie.

En terme linguistique, on s’intéressera à l’écrit en tant qu’ensemble de signes et à la parole en tant qu’ensemble de concepts. L’idée de signifiant et signifié émerge avec Ferdinand de Saussure. À titre d’exemple, le chien de berger est un concept compris de chacun (à condition de parler et comprendre la langue Française). Il ne s’agit pas d’un chien de chasse. Le groupe de mots « chien de berger » est le signifiant. Pour autant chacun a sa vision propre du chien de berger (labrit ou border collie ou encore le chien de son grand-père qui gardait les moutons…). Cette image parfaitement subjective est le signifié.

La sémiologie est dans ce cas l’étude du langage dans le contexte social. Elle étudie la vie des signes et en conséquence le ou les sens (de) dans la vie.

La sémiologie linguistique a élargi son champ en intégrant les signes non verbaux (gestes, attitudes…). Elle s’applique dès lors au cinéma, la publicité, la politique.

Dans le cas qui nous intéresse, elle est un outil fantastique permettant la création de sens quand les événements de la vie mettent l’individu face à des questions bloquantes.

Le travail sur le langage, les mots, les mythes, les contes, les étymologies, les sonorités, les jeux de mots – en somme tout ce qui fait notre langue – permet de mieux comprendre (prendre avec soi) et accepter les événements de l’existence.

Notons que la sémiologie de la signification, comme le pense Roland Barthes, n’a pas d’a priori et à ce titre peut interpréter des systèmes de signes et leur valeur symbolique. Son propos est alors d’élever le mythe confus au rang de logos clair et entendu.

C’est tout le but de notre travail : donner du sens pour quitter l’état de confusion.